Chaque tintement d’une cloche est une prière

5 janvier 2021

une cloche d eglise est benie

«L’office Divin commence avec le premier son de la cloche»

(Saint Jean de Cronstadt)

Le jour de fête de la patronne céleste de notre communauté, la Sainte et vénérable martyre Elisabeth, une nouvelle cloche, de façon pure et sûre, a pour la première fois sonné au monastère. Les moyens pour la production de cette cloche ont été collectés à l’initiative des parents des élèves de l’école du dimanche. Aujourd’hui, le clocher du monastère compte huit cloches, cependant, au cours de longue période il y manquait celle dont le battement mesuré annonce le début de l’office Divin. On sonne les cloches pour appeler les fidèles à l’office Divin, pour annoncer le moment de l’Eucharistie et de la lecture de l’Évangile lors de la Divine Liturgie, lors des grandes fêtes.

le clocher eglise

Au cours de nombreux siècles, les moyens pour la fabrication des cloches ont été recueillis en commun. Nos ancêtres ont toujours tâché d’apporter leur obole dans la bonne œuvre car chaque tintement de la cloche élève jusqu’au Ciel la prière pour la santé du corps et de l’âme de celui qui a fait le don. Selon les paroles du chef de l’école du dimanche, la moniale Galina (Chpakova), l’histoire du Blagovest (une grosse cloche) a commencé à la veille des festivités du vingtième anniversaire de l’école, quand les parents des élèves ont décidé de faire un don au monastère.

une moniale orthodoxe

— Les parents de nos élèves ont voulu laisser au monastère une mémoire de l’école du dimanche, raconte sœur Galina. Ayant vu un tronc de quête avec l’inscription «Collecte de fonds pour la cloche Blagovest», ils ont proposé d’apporter leur obole. Ainsi, ils ont décidé de faire un choix de viennoiseries à vendre lors d’une kermesse pour un prix non fixé (c’est-à-dire pour une somme que les acheteurs voulaient eux-mêmes laisser pour ces produits) afin de verser le montant reçu pour la fonte de la cloche. L’action a été appelée «Blagovest». Nous nous sommes également adressés à des pâtisseries privées de Minsk avec une proposition de participer à cette bonne œuvre. Et les gens ont répondu à l’appel.

Les parents de nos élèves ont bien travaillé, ayant préparé beaucoup de viennoiseries, et vêtus de costumes nationaux, se sont mis à les vendre. C’est ainsi que le premier argent pour la cloche est apparu.

La cloche coûte cher et la somme recueillie lors de la kermesse n’a pas été suffisante. Cependant nous avons vu que l’école du dimanche n’est pas un élément à part, mais que notre monastère est une grande famille unie. Le monastère est un arbre dont l’école du dimanche est une branche. Les paroissiens et les artisans de nos ateliers ont participé à la collecte de fonds pour la production de la cloche. Le reste de la somme nécessaire, nous l’avons recueilli pendant les week-ends.

la collecte de fonds au monastere

Les revenus des gens sont différents. Il y a eu ceux qui ont fait une grande offrande et nous avons placé les icônes de leurs saints patrons sur la cloche. Les autres ont pu donner selon leurs possibilités. Lorsque j’ai trié le tronc, il y avait même des pièces de monnaie les plus petites, d’un et de cinq kopecks. Certains ont mis leurs dernier argent, comme la femme de l’Évangile.

La fabrication de la cloche pour notre clocher a été commandée à une entreprise dans la région de Yaroslavl. Son diamètre et sa hauteur font un mètre, son poids est de 500 kg. La consécration de cette grosse cloche devait avoir lieu le jour de fête des femmes Myrrhophores, quand d’habitude les classes se terminent à l’école du dimanche, mais Dieu a Ses projets. Cette année, les études se sont terminées après la matinée scolaire de Pâques et nous avons attendu quelques mois la fête de notre patronne céleste Sainte Elisabeth dont l’image tout comme celle des patronnes célestes de l’école du dimanche, Saintes martyres Foi, Espérance et Charité et leur mère Sophie, a été moulée sur la surface de la cloche.

consecration de cloche eglise

— Le jour de la fête patronale, le père spirituel de notre monastère, père André Léméchonok a consacré la nouvelle cloche et a frappé sur elle le premier, continue sœur Galina. Juste après lui, un des élèves de l’école du dimanche a frappé sur la cloche. Ceci symbolise la succession des générations et témoigne qu’après nous rien ne sera fini au monastère. Nous espérons que la foi orthodoxe vivra et que la jeunesse continuera notre chemin. Rodion Alkhovik qui a terminé l’école du dimanche, est déjà prêtre, frère Oleg Kovalenko est devenu diacre. Nous bâtissons le monastère pour des siècles et il y a déjà ceux qui poursuivent l’œuvre de ceux qui l'ont fondé.

Je voudrais remercier les parents des élèves de notre école, les enseignants, ceux qui ont terminé notre école et les paroissiens du monastère pour avoir pris une part active dans la collecte de fonds pour la fabrication de la cloche qui, par sa sonnerie, va annoncer le début de l’office Divin. Chaque tintement d’une cloche est une prière, y compris pour ceux qui ont apporté leur obole dans l’apparition de la cloche sur notre clocher.

vue du clocher eglise

La sonnerie des cloches c’est la voix du monde d’en haut, une arme spirituelle qui réveille l’âme, une prière sans paroles grâce à laquelle le cœur se purifie et se remplit d’amour. Blagovest réunit l’Église terrestre et l’Église céleste, son tintement se fait entendre sur la terre et dans le Ciel. L’âme de toute personne qui entend l’appel de la cloche d’église s’approche de Dieu.

Article de Darya Gontcharova

Photos de Maxim Tchérnogolov et de Maxim Doudarev

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