L’amour Divin vainc même la mort

25 novembre 2020

icone ascension du seigneur

Nous avons célébré la fête de l’Ascension et nous nous approchons de la fête de la Sainte Trinité. Il y a certainement une certaine tristesse en ce que nous ne chantons plus au début «Le Christ est ressuscité!». Cependant, on peut dire: «Le Christ s’est élevé vers les cieux».

Si nous suivons le Christ dans notre vie, nous devons alors nous élever en Le suivant, nous élever dans le Royaume où il y aura l’amour. Aujourd’hui, l’amour est en déficit, notre amour est très limité. Il se termine quand on nous offense, quand on ne nous aime pas et qu’on nous trahit. Mais c’est humain. L’amour Divin est l’amour qui vainc même la mort. Nous sommes venus aujourd’hui à cet amour, le Seigneur nous a amenés à l’église afin que cet amour entre en nous, afin que nous gardions un esprit de paix, afin que nous gardions la bénédiction Divine qui est sur nous tous aujourd’hui. Cependant, on peut la perdre à cause d’une parole, d’une pensée.

Nous comprenons qu’il nous est très difficile aujourd’hui de vivre dans ce monde qui s’est éloigné de Dieu et qui bâtit ses lois et ses projets. Mais la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu (1Co 15:50). Afin de suivre le Christ, il faut vaincre sa chair et son sang, c’est un travail au-dessus de nos forces. Pourtant, si nous travaillons, Dieu nous aide alors et je puis tout en Celui qui me rend fort (Phi 4:13).

En voyant ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, nous essayons de tirer une conclusion juste, c’est-à-dire qu’il ne faut pas avoir un attachement pour le monde, que tout y est temporaire, mais que la vraie vie peut être seulement avec Dieu. Peu importe où peut se trouver l’homme, dans une chambre d’hôpital, derrière les barreaux d’une prison, dans un autre endroit non attrayant – si le Christ est en lui, il aura tout, toute la plénitude de la vie. Au contraire, dans les meilleurs et les plus confortables lieux de ce monde, mais sans Dieu dans le cœur, l’homme sera seul, il n’aura besoin de personne et personne n’aura besoin de lui.

Ainsi, chers frères et sœurs, aujourd’hui nous apprenons à vivre parce que tôt ou tard, nous aurons à passer l’examen. Ce ne sera pas un examen en ligne, quand l’enseignant se trouve loin de l’élève et celui-ci peut s’amuser dans sa chambre, mais il vient vers l’écran avec un visage sérieux en disant: «Oui, oui, je sais...». Cela peut détruire le système de pédagogie ainsi que toutes les règles d’élever les enfants. Mais les parents, malheureusement, ne comprennent pas cela et ne laissent pas leurs enfants aller à l’école ayant peur de quelque chose.Ayant peur d’infection virale, ils n’ont pas peur que les enfants grandissent paresseux, que les enfants n’apprennent rien dans la vie. Il y a eu des maladies et il y en aura. On ne peut pas changer cela parce que dans le monde vous aurez à souffrir (Jn 16:33). J’ai trouvé la tribulation et la douleur. Et j’ai invoqué le Nom du Seigneur (Ps 116:3,4). Qui est notre médecin? Notre médecin est le Christ si nous sommes chrétiens. Il est notre lumière. Il a suffisamment d’amour pour nous tous, pour que nous vivions éternellement. Nous prenons parfois ce médicament sans avoir confiance, parfois négligemment... Ceci est une tragédie parce que le Christ est vraiment vivant. Ce n’est pas une légende, Il est vivant. La relation de l’homme avec Dieu doit aussi être vivante. «Seigneur, aide-moi» - c'est tout, pas besoin de dire plus. Les gens disent: «Je ne peux pas prier, je n’ai pas le temps, j’ai ça et ça...». Rien à dire à ce propos. Si quelqu’un veut prier, il va prier; s’il est important pour quelqu’un d’être avec Dieu, il trouvera le temps. On trouve le temps d’aller au magasin, on trouve le temps pour des commérages, mais on ne trouve pas le temps pour la prière... C’est un cas très grave.

Nous avons devant nous une vie pas facile, mais nous n’en avons pas peur. Si nous acceptons, si nous nous donnons pour tâche de ne pas nous éloigner de Dieu quoi qu’il en soit, même si on devra mourir (on se rend compte que de nous-mêmes nous ne pouvons pas devenir martyrs parce que si la grâce Divine nous quitte, nous allons trahir tout de suite), il vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux, cela veut dire que nous avons déjà une compréhension comment agir correctement. Pourquoi cette vie sans Dieu, cette vie qui se terminera par une tombe? Je veux vaincre la mort et c’est pourquoi je choisis le Christ. Voilà pourquoi ne craignez rien ni personne sauf de commettre un péché. Toute notre vie est calculée à une minute, à une seconde près. L’homme meurt au temps qui lui est fixé. Même une seconde de la mort est fixée, mais on a peur qu’il se passe quelque chose... Rien n’arrivera à l’homme avant qu’il ne soit prêt, avant qu’il ne fasse tout ce qu’il peut faire dans ce monde périssable.

Dans quelques jours, nous célébrons la fête de la Pentecôte, la descente du Saint Esprit, la naissance de l’Eglise. C’est le jour de naissance de l’Eglise, la descente du Saint Esprit, quand nous tous avec vous, qui de nous-mêmes sommes bons à rien et mauvais, devenons tout à coup le Corps du Christ, devenons tout à coup si beaux, si intelligents, si forts... Parce que Dieu est avec nous. «Sachez, peuples, et soumettez-vous car Dieu est avec nous». Nous ne devons aucunement rien changer à l’église. Nous devons garder ce que nous avons reçu de nos pères, ce que nous avons reçu des martyrs qui mouraient, mais qui ne renonçaient pas à la foi du Christ. Remercions Dieu et essayons de vivre aujourd’hui dans la joie du Christ.

Gloire à Toi, ô Dieu. Gloire à Toi, ô Dieu. Gloire à Toi, ô Dieu.

Archiprêtre André Léméchonok

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