Les chemins de la croissance spirituelle

22 juillet 2021

sermon sur la foi

Je comprends aujourd’hui que ma vie chrétienne commence maintenant seulement. Tout ce qui a été avant, c’était par la grâce ou par son absence. La grâce c’est l’action de Dieu en l’homme, c’est quand celui-ci n’a plus de problèmes, mais qu’il ressent de la joie à prier, à tout faire pour Dieu. Lorsqu’il n’y a pas de grâce, on est en protestation et on ne veut rien faire. Je me rends compte qu’il est nécessaire de tout faire consciemment. Ainsi, nous devons grandir dans la vie spirituelle.

Il est nécessaire de voir ce qui est à la mesure des forces de la personne et ce qui est au-dessus de ses forces. Certains peuvent dire qu’ils vont prier et jeûner jour et nuit. Bon, priez et jeûnez mais il faut calculer ses forces parce que sinon, si l’homme n’y réussit pas, il va abandonner ce qu’il fait. Il faut établir un niveau, un minimum que l’on arrive à faire tous les jours, constamment. Vous y serez habitués et acquerrez ainsi la pratique de la vie spirituelle.

Pour rester avec le Christ, nous devons communier à la liturgie, recevoir le Corps et le Sang du Christ. Nous ne sommes pas du tout prêts à la vie éternelle et nous avons donc besoin de communier aux Saints Mystères. C’est important d’avoir un lien spirituel permanent, la prière, mais nous devons aussi communier aux Saints Dons, ce qui est le sens de la célébration de l’office Divin, la réunion avec Dieu.

Il est important que nous travaillions et n’ayons pas pitié de nous-mêmes, que nous croyions que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Nous n’apprécions pas ce que nous avons aujourd’hui et il nous semble que nous allons nous faire une vie bien, comme dans un pays lointain. L’ennemi a trompé ce fils prodigue. Il lui a dit qu’en restant et travaillant avec son père, il n’allait rien recevoir, n’allait avoir aucune fête, mais que dans un pays lointain il aurait de tout et qu’il y vivrait bien.

Il faut faire un grand travail intérieur pour pouvoir revenir dans les bras ouverts du Père. Le Seigneur tout prépare pour nous, Il nous attend. Il nous dit: «Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés». Il nous appelle chacun et nous sommes tous égaux pour Lui. C’est un vrai amour; mais nous, nous sommes comme si dans le pays lointain, comme le fils prodigue de la parabole de l’Évangile.

Le monachisme c’est la mort de la personne émotionnelle, mais nous ne sommes pas encore prêts à cela. Nous avons des sœurs qui sont depuis vingt ans au monachisme et qui pensent maintenant ne pas avoir encore été au niveau de la vraie novice. L’homme qui est venu à l’église, tout fatigué, assourdi et aveuglé par le péché, il ne peut pas devenir saint en un jour, en une année. Nous devons aujourd’hui faire consciemment des efforts pour notre âme immortelle, pour devenir la demeure de l’Esprit Saint. Il est si important que nous ayons la compréhension correcte de notre vie chrétienne.

Chers frères et sœurs, je vous félicite du jour de dimanche, je vous félicite d’avoir communié. Il y a l’amour en chacun de nous. Dieu vous aide à Le suivre. Dieu vous sauve et protège!

Archiprêtre André Léméchonok

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