Réflexions sur la foi en Dieu

15 juin 2021

Soeur Olga Velikaya

«Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru» (Jean 20:29). Le Sauveur a dit ces paroles à Thomas pour l’assurer de Sa résurrection.

Par quoi commence la foi? Peut-être par une confiance d’enfant à ses parents. Nous grandissons, notre foi doit grandir avec nous.

Ma foi a apparu soudainement. Cependant, je me rappelle mes prières en enfance. J’avais toujours un sentiment que Dieu existe. Qu’Il est vivant, qu’Il nous entend. Si on a peur, si on se sent mal à l’aise, il suffit de s’adresser à Lui et tout ira bien. Puis est venue la jeunesse et la foi d’enfant est devenue moins distincte.

Le sentiment de la présence de Dieu est revenu pleinement à Valaam. Je me rappelle très bien avoir lu le psaume 50 me trouvant en 2005 sur l’île. Je me préparais pour la première fois de ma vie à la confession et on m’a dit qu’il était nécessaire de lire des prières. C’était la première fois que je me suis adressée consciemment à Dieu non pas avec mes paroles, mais avec une prière que quelqu’un avait composée. Je me rappelle le tremblement, l’harmonie, la lumière qui ont apparus en moi quand je lisais les paroles de ce psaume.

Plus tard, il y avait une recherche longue et douloureuse de mon chemin à suivre. Je me rappelle jusqu’aujourd’hui la question de l’une de mes connaissances: «Auras-tu assez de foi pour partir au monastère?» Mais la lumière de l’amour de Dieu, Son appel retentissait si nettement dans mon âme, dans mon cœur, que cela m’a donné les forces de surmonter tous les obstacles, intérieurs et extérieurs, et de me retirer du monde.

Je me souviens dans mon enfance, dans ma jeunesse, pendant les années d’études à l’université. Je ne peux pas dire que la personne que j’ai été avant c’est moi. C’est quelqu’un de presque étranger. Quelqu’un qui doit s’en aller. Sa partie considérable est déjà partie lors de ma tonsure.

Ma foi est un fait établi. Un axiome qui ne demande pas de preuves. C’est ma vie. À me la retirer, rien ne restera alors. Je vis par Dieu. Je me rappelle de Lui. Je Le prie. Il est vivant pour moi. Il est aussi réel que ces lignes. Je n’ai rien sauf Lui. Je suis pauvre. Et en même temps, j’ai de tout, parce qu’il y a Dieu. Je vis tout simplement maintenant. Je ne pense pas à l’avenir. Je suis tout simplement. Ici et maintenant, mais en ce «ici et maintenant» il y a Dieu.

La mémoire est comme le sable qui crisse. Le temps efface beaucoup de choses. Il reste l’Éternité.

Sœur Olga (Vélikaya)

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