Communauté des sœurs laïques de la Charité

19 novembre 2020

soeurs de la chariteL’apparition de la Communauté laïque de la charité

La Communauté des sœurs laïques de la charité dédiée à la sainte et vénérable martyre, la grande-duchesse Elisabeth, a été créée à Minsk en 1994. Les paroissiens de la cathédrale Saints Pierre et Paul, réouverte au début des années 1990 après qu’elle fût fermée pendant des décennies à l’époque soviétique, ont commencé à donner un coup de main lors des travaux de restauration de la cathédrale en déblayant les gravats et en aidant à d’autres travaux. En ce temps-là, le père André Léméchonok était déjà prêtre, il assurait la pastorale à cette cathédrale et y menait des causeries sur des sujets spirituels avec les paroissiens. On peut dire que c’est au cours de ces réunions qu’est née la communauté laïque de la charité (c’est-à-dire des bénévoles au service de l’Eglise).

En suivant l’exemple de leur patronne céleste et avec la bénédiction du père André, les sœurs se sont dirigées vers l’accomplissement des commandements du Christ là où l’amour et le soin sont avant tout nécessaires, à savoir dans les hôpitaux et les services spécialisés pour enfants et adultes. Aujourd’hui, notre Communauté de la charité compte près de 300 sœurs laïques.

A quoi se dévouent les sœurs de la charité?

La Communauté des sœurs laïques de la charité s’occupe entre autre des patients des différents hôpitaux de Minsk, y compris des services neuropsychiatriques pour enfants et adultes de l’Hôpital psychiatrique public situé à Novinki, un quartier de Minsk.

soeur de mercy

Les visites régulières aux personnes qui sont d’une manière ou d’une autre isolées de la société, les conversations avec elles et le soutien spirituel et moral sont autant de tâches qui reposent sur la Communauté de la charité. Lors de ces rencontres, les sœurs parlent de Dieu, dialoguent avec les patients à propos de leurs besoins et problèmes, lisent ensemble de la littérature spirituelle et elles les aident à se préparer à la confession et la communion.

Outre les hôpitaux, les sœurs ont leurs obédiences dans les boutiques de l’artisanat monastique qui se trouvent dans différents coins de Minsk. Elles essayent, en plus des obligations liées à la boutique, et dans la mesure de leurs moyens, de répondre aux questions que leur posent les gens, de les consoler, de les inspirer, et de leur parler de la vie d'Église.

Comme le disent plusieurs sœurs, leur obédience est plutôt un mode de vie. Afin d’avoir les forces intérieures pour apporter l’amour et le soin aux gens, il faut puiser à la source de ces forces. C’est pourquoi les sœurs de la charité se rendent régulièrement à la confession et à la communion. Elles doivent aussi être présentes à la lecture de l’hymne acathiste à Sainte Elisabeth et aux réunions hebdomadaires de la Communauté.

Comment devenir une sœur de la communauté de la charité?

Une certaine pratique s’est formée au cours des années. Tout d’abord, il est nécessaire de venir parler au père spirituel de la Communauté, l’archiprêtre André Léméchonok. Si une personne sent en elle le désir et les forces pour participer aux œuvres de bienfaisance, elle demande alors au père spirituel comment réaliser ce désir. Après avoir reçu la bénédiction, la future sœur est dirigée vers la sœur responsable de l’établissement médical qu’elle visitera. Il se peut qu’on lui propose également l’obédience dans une boutique ou dans un atelier du monastère. Dans un premier temps, la nouvelle sœur travaille à côté d’une sœur plus expérimentée. Après la période d’essai, dont la durée peut varier selon la personne, la nouvelle sœur reçoit un habit et une obédience personnelle.

oeuvres de bienfaisance

Archiprêtre André Léméchonok: «Il est très important que nous consacrions notre vie non seulement à nos propres besoins, mais que nous commencions à la partager avec d’autres gens. C’est en cela qu’est la vérité et la puissance Divine qui s’accomplit dans l’infirmité et grâce à laquelle nous changeons nous-mêmes lorsque nous venons en aide à une personne malade, à une personne qui a perdu l’espoir, qui s’est égarée. Par notre intermédiaire, le Seigneur parle et donne la consolation à ces gens. En même temps, nous grandissons spirituellement nous-mêmes. Ceci est très important pour nous car le monde habitue l’homme à être égoïste: “vis pour toi-même, peu importe comment vivent les autres!” Voilà pourquoi ce service des sœurs de la charité qui donnent leur temps, leurs forces, leurs cœurs pour le prochain, est toujours rendu au centuple. Le Seigneur donne à l’homme l’expérience de l’amour et l’expérience de la miséricorde qui sont nécessaires lorsqu’il quittera cette vie temporaire pour la vie éternelle».

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